Festival Lyon Lumière 2016… scène 1

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Des films, des films, des films…

Mais quel festival mes amis ! Une semaine après je suis encore régulièrement submergée par des images et les frissons qui vont avec. Je suis rentrée à Cannes, au bord de mer… et au bord des larmes ! J’ai fait une sorte d’overdose d’émotions !

Catherine joue à cache-cache avec la lune sur la façade de l’Institut Lumière.

L’an passé, pour ma première fois au Festival Lumière, j’avais été emballée par le concept : voir et revoir des films sur grand écran, dans de belles salles pleines. A Lyon, dans la ville des frères Lumière, on cultive l’art de la cinéphilie dans la joie et la bonne humeur et aussi à coup de machon et de Côte Rotie ! Donner à voir des films dans les conditions pour lesquelles ils ont été fabriqués : la salle de cinéma. Il y a un an (lire ici) je découvrais les lieux, le bel Institut chargé d’histoire, le village éphémère où tout le monde se croise, anonymes et célébrités, entre cinéphiles. Le programme m’avait fait voyager aux 4 coins de la ville et par écran interposé, à toutes les époques, sur tous les continents, en couleur et en noir et blanc, muet ou parlant… Je jubile en découvrant celui de cette 8è édition. J’ai l’impression qu’il a été fait pour moi ! Eh oui ! 😉

D’abord il y a Catherine

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Le catalogue du Festival, toujours très chic et sobre et surtout chargé d’infos et de photos.

…celle qu’on appelle par son prénom spontanément, qui nous accompagne depuis tant d’années, qui évolue avec le cinéma, qui sait si bien rester elle-même et toujours coller à son époque, icône tellement vivante qu’on se verrait bien aller boire un verre juste comme ça pour échanger sur la vie, le cinéma, les plantes… bref, Catherine ! Ajouter à ça, le proclamé « roi des cinéphiles », Quentin Tarantino (QT, « kiouti » pour faire vite !) qui met à l’honneur mon année de naissance avec sa sélection de films « ultimes », Buster Keaton, que je chéris d’amour, qui sera projeté en version restaurée… et les femmes du Hollywood des années 30, actrices, réalisatrices, productrices rarement célébrées… N’en jetez plus je suis déjà comblée !

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Alors, c’est parti !

Après 6h de route avec un Blablacariste bien trop lent pour moi, je pose le pied sur le sol lyonnais avec une seule idée en tête : partir avec mon hôte découvrir l’expo de photographies d’Agnès Varda. On est grave à la bourre mais du coup, plus de traces de tension d’organisation ou de contrôles d’invits à notre arrivée, rue de l’Arbre sec ; Agnès est là, devant la galerie de l’Institut Lumière, en pleine discussion avec qui veut échanger. Toute petite dans cette foule respectueuse, je pense en la regardant à ce croquis d’elle sur l’affiche des « Plages d’Agnès ». Tellement elle.

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Nous parcourons la galerie, happées par les regards de ses sujets, réalisateurs ou acteurs, figés dans leurs expressions (Delphine, Jeanne, Anna, Luchino, Gérard, Harrison et bien sûr Jacques !) ou par d’autres en mouvements. Je profite que Rosalie, sa fille, soit seule avec son téléphone pour échanger quelques mots. Elle s’est beaucoup investi dans le travail de conservation de l’œuvre de sa mère aussi elle me glisse dans un sourire que « ça y est, tous les films ont été restaurés ». Décidément à Lyon, il est beaucoup question de restauration… dans tous les sens du terme !

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Ouverture en grand…

Hier soir, le Festival s’est ouvert dans l’immense Halle Tony Garnier. La Bande à Frémaux a trouvé la recette efficace des montages d’extraits de films qui interpellent le public mais aussi les invités : Monica, Lambert, Jean-Loup, Line, Agnès, Vincent, Quentin… Bertrand et Thierry, qui est comme un poisson dans l’eau pour orchestrer ce genre de soirée avec humour et décontraction ! Tous termineront la soirée en chantant en chœur avec le public « On ira tous au paradis » écrit par Jean-Loup Dabadie. On iraaaaaaa !

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Saut dans le métro, direction l’Institut Lumière. Le bâtiment est « beau de jour » mais encore plus photogénique le soir avec la verrière art déco qui s’illumine (et qui abrite le service presse). Petit tour de badgecdreconnaissance au village : investir dans un badge « J’aime Catherine » à la boutique pour afficher son camp, poser des gommettes sur les bouquins-nommés-désir à la librairie, faire claquer les boitiers dans les présentoirs en se répétant que « ce ne serait pas raisonnable » à la DVDthèque, glaner une place en plus à la billetterie, récupérer le beau catalogue 2016, arpenter le jardin et croiser la verte Catherine Deneuve, la rose qui porte son nom. Filer enfin au hangar du premier film, décor magique des usines Lumière qui abrite le temps du festival une expo d’affiches japonaises des films de la reine Catherine. J’ai mon badge, mon programme, mes billets… vivement demain, le vrai départ de mon marathon de cinéma !

To be continued !

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6 réflexions au sujet de « Festival Lyon Lumière 2016… scène 1 »

  1. lecture détente de cet article bondissant et enthousiaste qui me replonge moi aussi dans cette semaine magique. J’attends la suite … avec gourmandise pour un nouveau flash back !!

    1. Stef, merci d’etre passé par là… et visite toutes les pièces du blog, y’a pas de clés sur les portes ! et n’hésite pas à commenter même sur de « vieux » articles !

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