Le festival de Cannes existe depuis 1939, il a traversé les décennies avec la guerre, les manifs soixante huitardes, les menaces d’attentats… on pourra y ajouter la pandémie !
Ce qu’il faut savoir avant de se pointer à cette 74e édition qui sent bon la nouveauté
Un président à l’affiche
Après plusieurs années très colorées, le noir et blanc est de retour avec cette belle affiche qui met la ville d’accueil du festival à l’honneur avec les palmiers et les mouettes. La tête à casquette du président Spike Lee apparaît (c’est une photo d’une pub Nike). Il devait présider l’édition 2020 et c’est tout à son honneur d’assurer en 2021. Ce n’est pas un cinéaste conventionnel, plutôt du genre militant, aussi son regard est déjà une belle promesse sur le palmarès. Son dernier passage à Cannes date de 2018 où il avait fait son grand retour avec « BlacKkKlansman : j’ai infiltré le Ku Klux Klan » pour lequel il avait reçu le Grand prix du jury présidé alors par Cate Blanchett.
Chaque année, le dernier samedi du Festival, tous les invités et le public se retrouvent rue du 1er film, à l’Institut Lumière, pour le tournage du remake de la sortie des usines par le lauréat du prix, suivi de l’inauguration de la plaque du Prix Lumière sur le mur des cinéastes.
Vendredi Je retrouve ma sœur et hors de question de lui imposer un film des frères Dardenne. On file au Comoedia de bon matin pour le film de deux autres frères que j’adore et qui ne font pas assez de films à mes yeux !
Jour 3 Attirée comme un aimant par le Comoedia, je m’y pointe pour tenter ma chance au second film de celle que je ne connaissais pas avant-hier, Joan Micklin Silver.
Des rumeurs de couvre-feu tentent de perturber mon enthousiasme. Comme souvent en festival, je me coupe du reste du monde, je n’écoute pas l’actualité. Quand elle finit par atteindre mes oreilles, c’est que c’est grave ! Entre l’évolution du nombre de cas covid en France et les guéguerres sur les réseaux sociaux des 2 candidats à la présidence des US… pas de quoi me perturber.
Depuis maintenant cinq ans, à chaque mois d’octobre, c’est le même rituel. Je file vers la capitale des Gaules pour vivre une semaine intense en émotions. A Lyon, depuis plus de dix ans, le festival Lumière est le paradis des cinéphiles. Continuer la lecture de Festival Lumière 2020→